INTERSTATO consacrera plusieurs articles aux territoires européens qui connaissent des fortunes diverses depuis le début de la crise.
La crise économique, née de la crise des subprimes, modifie en profondeur l'espace économique mondial. La spécialisation sectorielle, les politiques économiques publiques et la dépendance au secteur financier international sont les facteurs centraux qui contribuent à redistribuer les cartes économiques en Europe.
La classification des pays varie selon que la croissance économique, le niveau de la dette publique ou le taux de chômage est pris en compte. Bien qu'actuellement le niveau de la dette des Etats retienne toutes les attentions, surtout celles des marchés financiers, la perspective de croissance économique à moyen et long terme reste le principal indicateur de "santé" pour un territoire économique.
On constate à travers l'étude des NUTS par l'agence européenne de statistique Eurostat que les différences économiques se situent aussi bien entre les pays européens, mais aussi au sein même des territoires nationaux. La spécialisation des territoires a un impact sur la croissance économique de régions entières.
Cette crise économique permettra t-elle de révéler une nouvelle forme de croissance, moins quantitative et plus qualitative pour les territoires européens? Les solutions devront être trouvées au niveau supranational à travers la stratégie de Lisbonne, du Schéma de Développement de l'Espace Communautaire (SDEC) et le budget européen de 2013. Ces considérations devront prendre en compte les intérêts des Etats qui désirent à la fois concilier développement économique et puissance stratégique régionale et internationale.
La crise économique, née de la crise des subprimes, modifie en profondeur l'espace économique mondial. La spécialisation sectorielle, les politiques économiques publiques et la dépendance au secteur financier international sont les facteurs centraux qui contribuent à redistribuer les cartes économiques en Europe.
La classification des pays varie selon que la croissance économique, le niveau de la dette publique ou le taux de chômage est pris en compte. Bien qu'actuellement le niveau de la dette des Etats retienne toutes les attentions, surtout celles des marchés financiers, la perspective de croissance économique à moyen et long terme reste le principal indicateur de "santé" pour un territoire économique.
On constate à travers l'étude des NUTS par l'agence européenne de statistique Eurostat que les différences économiques se situent aussi bien entre les pays européens, mais aussi au sein même des territoires nationaux. La spécialisation des territoires a un impact sur la croissance économique de régions entières.
Cette crise économique permettra t-elle de révéler une nouvelle forme de croissance, moins quantitative et plus qualitative pour les territoires européens? Les solutions devront être trouvées au niveau supranational à travers la stratégie de Lisbonne, du Schéma de Développement de l'Espace Communautaire (SDEC) et le budget européen de 2013. Ces considérations devront prendre en compte les intérêts des Etats qui désirent à la fois concilier développement économique et puissance stratégique régionale et internationale.
- Niveau de la dette
Cette variable fragilise les politiques publiques en matière de développement économique. La Banque Centrale Européenne ne pouvant intervenir pour soutenir les Etats en manque de liquidités, ce sont les marchés financiers qui s'en chargent avec une augmentation de la prime de risque et donc un renchérissement des intérêts de la dette.
Les PIGS (Portugal, Italie, Grèce et l'Espagne) sont les principaux pays qui subissent cette situation. Le soutien des Etats européens ainsi que du FMI permet à court terme de stabiliser les taux d'emprunts. Les pays baltes, la Hongrie et l'Islande ont bénéficié d'un mécanisme similaire.
- Faible croissance économique
L'Allemagne, l'Autriche, le Benelux et la France voient durant cette période leur dette publique augmenter. Mais l'intervention des autorités publiques a permis de limiter les effets de la crise. Néanmoins, l'hétérogénéité des structures économiques de ces pays laissent entrevoir des tendances de croissance différentes à court terme.
Des réformes structurelles devront être entreprises pour limiter l'exposition de ces pays aux acteurs du marché financier.
- PECO: Crise mondiale et rattrapage économique
La Pologne, la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie, qui ont subit la crise en 2008 et début 2009, continuent néanmoins leur cycle de rattrapage économique impulsé par les opportunités d'affaires, les liquidités de la BERD et de la BEI. De nombreux pays d'Europe de l'Est ont bénéficié de la délocalisation des entreprises de l'ouest pour bénéficier du faible coût salarial unitaire.
- Cas particuliers: Finance et rente pétrolière
Chypre, Malte, la Suisse et le Luxembourg dépendent fortement d'un secteur financier puissant. Ce dernier n'a pas été secoué malgré les attaques d'acteurs privés et publics. De son côté, la Norvège bénéficie de sa manne financière issue de sa société d'Etat Statoil.

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